Association La Grande Récré
Le 08/10/2011 de 14h00 à 17h00
Jardin de Jacques

La gestion de l'eau
Tout d'abord un bilan de l'année 2011 .
Un mois de Janvier très sec ( 30mm ). Février un peu plus arrosé avec 114mm, puis Mars (40mm) et Avril (70mm) très chaud, avec un début de sécheresse.
La végétation a très vite démarré avec au moins quinze jours d'avance.
Plusieurs orages en Mai avec un très violent le 30 ( 80mm) en deux heures qui a occasionné quelques dégâts.
Bonnes précipitations en Juin (85mm répartis sur huit jours).
Ça s'est gâté en juillet avec beaucoup de pluie (116mm) et surtout du froid avec des amplitudes de température Jour-Nuit très importantes.
Conséquences: beaucoup de limaces et escargots et surtout mildiou et oïdium Sur tomates, pommes de terre et cucurbitacées, Pour les fruits, peu de cerises ( éclatement dû a l'excès d'eau) prunes, pêches, beaucoup de pommes, mais véreuses contrairement à 2010 ou elles étaient exemptes de carpocapses.
Je précise que depuis plusieurs années j'ai abandonné tout traitement. Bon an mal an nous avons toujours suffisamment de fruits pour nôtre consommation familiale. Dans nos Pyrénées nous avons été privilégiés par rapport aux autres régions: Il n’a pas manqué d'eau!!! Le problème majeur que nous allons rencontrer dans le futur est le déficit pluviométrique qui s'aggrave d'année en années. En tant que jardiniers, nous devons être responsables et tout faire pour économiser ce bien si précieux et vital : l'eau.
Nous devons donc arroser au minimum les cultures et enrichir nôtre sol en humus pour qu'il ait une capacité de rétention d'eau maximale et le protéger par une couverture permanente afin d'éviter l'évaporation. L'apport régulier de compost, la culture d'engrais vert et la couverture par des matières organiques (paille, foin, BRF, cartons...) sont autant de façons d'enrichir le sol en humus.
Tout jardinier doit avoir un ou plusieurs récupérateurs d'eau de pluie pour arroser ses plantations ,et n'utiliser l'eau du réseau qu'en dernier recours. Il en existe dans le commerce plusieurs modèles, chacun doit pouvoir trouver celui qui convient. Personnellement j'ai récupéré des cuves de 1000 litres ayant contenu des produits non toxiques, qui font très bien l'affaire.
Une autre façon d'économiser l'eau: les toilettes sèches. Chaque fois que nous tirons la chasse, ce sont 6 a 10 litres d'eau POTABLE qui partent dans les égouts et doivent êtres retraités. Environ 20% de la consommation d'un foyer part dans les toilettes et le retraitement de ces eaux usées représente 60% du volume total !!
Il est très facile d'installer dans son jardin des toilettes sèches, qui, si elles sont bien conçues n'apportent aucunes nuisances. Seule contrainte : avoir un composteur uniquement réservé à c'est usage et laisser composter au moins un an avant de l'utiliser (au pieds des arbres fruitiers, des rosiers ou arbustes d'ornement).
Préparer la prochaine saison
Il existe une multitudes de revues et magazines consacrés au jardinage, je ne vais donc pas vous dire ce qu'il faut planter ou semer, vous le savez déjà, mais plutôt faire parler mon expérience et vous aider a concevoir un jardin où l'environnement a autant d'importance que la culture des légumes ou des fruits.
C'est ce que j'appelle le jardin GLOBAL , dans le même esprit que le « jardin en mouvement »de Gilles Clément, ou le jardin « sol vivant » de Gilles Domenech. Dans la Nature tout est lié et l'interaction entre les plantes et les organismes vivants, de l'herbe à la vache, du mulot au vautour, du champignon à l'arbre, le lien est permanent et cet équilibre, si fragile, crée la VIE.
A nous donc de favoriser cette VIE, de l'améliorer ou au moins la conserver en bonne santé! Pour cela il faut observer et surtout avoir du respect pour la nature et rester humble .
Une première règle d'or, ne Jamais laisser un sol nu trop longtemps car au contact du soleil, de la pluie, du froid, toute vie de surface disparaît, et quand on sait que la plupart des organismes responsables de la fertilité de la terre sont dans les vingt premiers centimètres .... imaginons les dégâts causés sur l'Humus!!
Après la récolte il existe plusieurs solutions.
Soit semer un « engrais vert » Moutarde, , Fèveroles, Seigle etc... seul ou en mélange, que l'on laissera sur place après broyage quelques jours avant la plantation suivante.
Soit couvrir le sol de compost(2 a 3cm) et par dessus, des cartons, de la paille , du foin, ou divers déchets végétaux sur au moins dix centimètres d'épaisseur
Pendant l'hiver, le « peuple du Sol » va travailler sans relâche et au printemps, vous découvrirez un sol grumeleux et fertile prêt a accueillir vos semis et plantations! Pour les plantations, il suffira d'écarter cette couverture et mettre les plants en place. Pour les semis vous retirez le paillis et semez directement sans travailler le sol, Juste un léger griffage pour enfouir les graines.
Ma démarche va vers un jardin économe, en autonomie maximale. Tout ou presque doit être réutilisable et recyclable.
Aussi je vais rajouter la rubrique «trucs et astuces »
Pour lier les tomates, poivrons etc... des bandelettes de 2cm de large, taillées dans de vieux maillots de corps en coton font très bien l'affaire. Les ficelles en cisal qui lient les bottes de foin ou de paille servent pour diverses attaches plus solides (attention! pas de ficelles en plastique qui hélas remplacent de plus en plus souvent le cisal qui lui est bio-dégradable).
Les piquets sont en bambous ou en bois et durent plusieurs années
Les étiquettes pour marquer les semis ou plantations sont taillées dans des cagettes en bois récupérées sur le marché.


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